
Quand la lune s'est couchée sur Haïfa
Description
Le 28 novembre 1921, le chef de la foi bahá’íe, ‘Abdu’l-Bahá, s’est éteint. Pour les bahá’ís, ‘Abdu’l-Bahá était bien plus que le chef de leur religion. Shoghi Effendi a écrit qu’‘Abdu’l-Bahá était « la Lune de l’Orbe central de cette plus sainte Dispensation » (Shoghi Effendi, L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh, p. 134). La nuit de l’ascension d’‘Abdu’l-Bahá fut une nuit de lune décroissante, ce qui illustre la profonde obscurité ressentie par ceux qui étaient présents au moment de son décès. Cette obscurité ne serait que temporaire, car le décès d’‘Abdu’l-Bahá marquait l’ouverture spectaculaire de l’Ère formative, une période de l’histoire de l’humanité qui sera témoin du déploiement d’un cycle religieux qui durera un demi-million d’années (Shoghi Effendi, L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh, pp. 101–102).
Six fidèles occidentaux se trouvaient à Haïfa la nuit de l’ascension d’‘Abdu’l-Bahá : M. John Bosch et Mme Louise Stapfer Bosch, de Geyserville, en Californie ; le Dr Florian Krug et Mme Grace Krug, de New York ; et Fraulein Johanna Hauff, de Stuttgart. Tous étaient là en pèlerins visitant la Terre sainte. Le seul autre fidèle occidental présent à Haïfa était M. Curtis Kelsey, de New York, qui se trouvait à Haïfa pour installer des centrales électriques afin d’éclairer les sanctuaires du Báb et de Bahá’u’lláh. Ce livre raconte l’histoire de ces fidèles, comment ils sont devenus bahá’ís, les circonstances qui les ont menés à Haïfa et comment leur expérience au moment de l’ascension d’‘Abdu’l-Bahá a façonné leur chemin de service à la Cause. L’intention est de donner au lecteur l’impression d’être en Terre sainte, il y a cent ans, lorsque la lune d’‘Abdu’l-Bahá s’est couchée sur Haïfa.